LA METROPOLE SILENCIEUSE — une exposition d'Antoine Espinasseau & Gaëtan Brunet à partir du 5 mai à la Galerie Florence Leoni →
Contributeurs de L’ANNUEL 2012 avec l’article & série photo du même nom, Antoine Espinasseau & Gaëtan Brunet exposent à partir de cette semaine à la Galerie Florence Leoni.
Galerie Florence Leoni
151 rue Amelot 75011 Paris
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Antoine Espinasseau & Gaëtan Brunet sont tous deux nés en 1986, le premier à Challans en Vendée, le second à Neuilly. Ils ont suivi l’enseignement de l’Ecole Nationale Supérieure de Versailles et vivent à Paris. Ils sont urbanistes, architectes et travaillent actuellement au sein de l’agence L’A.U.C. à Paris. Leur travail a été montré pour la première fois par le commissaire d’exposition Eric Troncy lors de la 13e édition du Prix de la Fondation Ricard (exposition «The Seabass», septembre 2011).
Pour leur première exposition en galerie, ils présenteront une série de photo-montages numériques mixant sur un mode surréaliste l’univers pavillonnaire francilien avec des figures humaines et des formes architecturales empruntées à l’histoire de la création moderne et contemporaine (Gustave Courbet, Jeff Wall, David Hockney, Martha Rosler, Frank Lloyd Wright…).
« Dans les franges de la métropole, toujours perçues comme les finalités d’une ville qui en s’étendant perd de sa substance, règne une atmosphère différente des parties les plus constituées de la ville. Tellement différente qu’on doute à croire que c’est de ville qu’il s’agit.
La métropole s’est répandue partout. Elle n’est pas une valeur absolue mais se mesure en degrés, en stades ; elle est une condition pointilliste. Et le sentiment de métropole ou du moins d’en faire partie s’amplifie parfois tandis qu’il peut pratiquement disparaître par ailleurs. Le cœur de la grande ville bat à quelques distances de là et pourtant l’odeur de la rusticité nous entoure presque encore. Dans cet entre-deux déroutant quelque chose est en train de voir le jour.
La métropole bruisse tout autour de nous, dans la variété des buissons qui longent cette route, dans l’antenne fixée sur ce toit de tuiles mécaniques, dans l’enseigne de cette PME entourée d’architectures métalliques semblables. Elle est là assurément mais on l’entend à peine ; elle semble avoir ici son propre dialecte. Dans ce monde en équilibre, l’instabilité est devenue une marque de sérénité, une situation de confort inédite.
Cherchant à entendre cette métropole silencieuse, nous épuisons nos yeux en les nourrissant d’un territoire trop jeune pour être estimé. »
Extrait du texte « La Métropole Silencieuse » de Gaëtan Brunet & Antoine Espinasseau